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Découvertes à cogiter – Août 2018

Après les « découvertes à cogiter » de juillet où je te proposais de réfléchir sur notre société actuelle, j’ai continué sur ma lancée en me plongeant cette fois-ci sur le sujet de l’écologie. J’ai déjà une fibre très écolo et depuis quelques années déjà j’essaie de faire ma part pour limiter mon impact sur notre belle planète. Mais on va dire qu’il y a des hauts et des bas à cette implication. Parfois je vais tenter d’être totalement zéro déchet, zéro plastique etc. Et parfois je vais acheter plusieurs vêtements, y compris en polyester, sur quelques mois. En ce moment, je suis plutôt dans un pic haut, très haut. Et je ne pense pas qu’il descendra beaucoup à l’avenir.

Je crois que la canicule que nous avons eue durant tout juillet y a été pour beaucoup. Même en 2003, je ne me souviens pas que la température ne soit pas descendue sous 30 degrés le jour pendant presque 3 semaines. Et puis il y a eu aussi toutes les catastrophes dont on a entendu parler dans le reste du monde… sécheresse jamais vue, typhons d’une puissance folle, fonte des glaciers, extinctions d’animaux en masse…

Je me suis donc inconsciemment tournée vers des lectures qui reflétaient l’angoisse qui m’a prise : l’effondrement de notre civilisation, les différents risques climatiques, comment agir au mieux.

Voici donc les ressources qui m’ont le plus apportée :

Podcasts «De cause à effets » Hubert Reeves & Francis Hallé

Cet été, la superbe émission « de cause à effets » qui traite des questions écologiques laisse la parole à des personnalités qui œuvrent pour la préservation de notre planète.

Parmi ces épisodes, j’ai particulièrement apprécié les interviews d’Hubert Reeves et Francis Hallé. Ces deux hommes nous parlent de biodiversité, des oiseaux, des arbres. J’ai trouvé ces moments très poétiques mais ont sentait aussi la nostalgie de voir ce monde disparaître.

J’ai été révoltée d’entendre qu’en France plus de 80 espèces étaient chassables, y compris des espèces protégées (sinon ce serait pas marrant), alors que dans le reste de l’Europe on oscille sur une moyenne de 15/20 espèces. Merci le lobby des chasseurs. On aura l’occasion d’en reparler d’ailleurs, quand je serai bien énervée d’entendre de nouveau les coups de fusils à côté de chez moi.

Aussi, j’ai beaucoup apprécié l’intervenant « surprise » lors de l’interview de Francis Hallé. Il s’agissait d’une juriste spécialisé sur les crimes climatiques. J’ai vu que l’on pouvait aussi faire sa part au niveau juridique. Que l’on avait les instances pour condamner les responsables. Encore faut-il réussir à les amener jusque là. Mais au vu de ce que cette dame expliquait, il y a de l’espoir à ce niveau !

Enfin, je t’avoue que j’ai laissé coulé une petite larme à la fin de ces épisodes, parce que moi non plus je ne veux pas voir les forêts primaires (enfin ce qu’il en reste) disparaître. Ni ces oiseaux qui m’enchantent le week-end. Alors prépare tes mouchoirs !

Vidéo nourrir l’europe en temps de crise – Conférence de Pablo Servigne

 

Pablo Servigne est « collapsologue », il analyse les phénomènes d’effondrement et notamment le possible effondrement de notre civilisation actuelle.

Dans cette conférence il explique brièvement les faits actuels (en 2014), et surtout les conséquences que cela pourra avoir en Europe. Cette vidéo est un condensé de ses livres « Comment tout peut s’effondrer » et « nourrir l’Europe en temps de crise ». Toutes les informations n’y sont pas, mais on a un bon résumé de ce qui se passe aujourd’hui sur terre. Quelles seront les problématiques à court et moyen terme sur nos systèmes agricoles européens, quelles actions sont encore possibles…

Cette vidéo a introduit toutes mes recherches suivantes pour mieux comprendre ce qui nous attend et réagir proportionnellement au danger.

La conséquence de cette vidéo est que j’ai été totalement abattue sur le moment, les nouvelles n’étant pas bonnes. Mais de nature très optimiste, j’ai vite rebondi. Et je te souhaite de faire la même chose. Pour ça, je t’invite notamment à regarder les vidéos que je vais te présenter tout de suite

Série de vidéos sur la décroissance – Rad. de Radio-Canada

Découverte un peu au hasard, j’ai adoré cette série de 3 vidéos proposées par une chaîne de Radio-Canada : Rad. Je te conseille vivement de les lire dans l’ordre pour suivre le déroulé de la réflexion.

Dans la 1ère, on aborde l’urgence climatique et la nécessité de décroissance. Si ce mot t’est inconnu, c’est l’occasion de comprendre ce qu’il signifie et comment tu peux l’appliquer au quotidien.

La 2ème vidéo est ma favorite a été celle sur les solutions pour réduire son impact écologique par la décroissance. On voit, avec humour, comment concrètement on peut agir sur différents plans en même temps : zéro déchet, alimentation, recyclage, transport.

Enfin, la 3ème laisse s’exprimer des scientifiques sur les différents chemins que l’on peut prendre à plus grande échelle.

Cette série est très pédagogique tout en étant assez complète sur les sujets abordés. Je te la recommande vraiment si tu ne sais pas trop par où commencer !

Lien des vidéos : clic, clic, clic

 

Test : quelle est ton emprunte carbone ?

Dernière ressource en lien direct également avec les vidéos sur la décroissance : un site où tu peux calculer ton emprunte carbone individuelle.

Le test est en anglais mais je te rassure les questions sont très simples à comprendre. Il s’agit de répondre par un pourcentage sur plusieurs aspects de ton mode de vie. Est-ce que tu manges de la viande/des produits animaux. Dans quel type d’habitat vies tu. Quels sont tes modes de transports privilégiés. Combien de fois prends tu l’avion par an. Quel est ton niveau de consommation. Achètes tu des produits locaux/bio …

A la fin du test, tu auras le nombre de planètes qu’il faudrait si tout le monde consommait comme toi. Puis tu as accès aux postes les plus importants de ton emprunte carbone.

Personnellement, j’en suis à 1,1 planète. Mais je sais qu’en réalité c’est un peu plus que cela. En effet même si l’impact global des industries etc. est pris en compte, d’autres points n’apparaissent pas. Je réside dans une maison à basse consommation en bois, mais les matériaux utilisés à l’intérieur ont été à mon sens plus polluants que si j’avais vécu ans une maison en pierre du début du XXème. On ne calcule pas non plus la consommation d’eau par personne qui peut être plus ou moins élevée selon certaines personnes. Le fait d’acheter des produits neufs comme des vêtements ou du high-tech n’est pas pris en compte.

Néanmoins, c’est un bon moyen de comprendre où sont les principaux postes qui nous font polluer. En l’occurrence les transports (l’avion surtout!!!!), la consommation énergétique, et la consommation de viande.

Ça m’a motivée à faire davantage d’efforts et à réduire le plus vite possible l’usage de ma voiture, qui est mon principal poste d’emprunte carbone.

Je voulais d’ailleurs te préciser que si c’est assez satisfaisant d’arriver à une emprunte de 1,1 planète, n’oublions pas que nous vivons à crédit depuis de nombreuses années. Ainsi, il faudrait d’avantage arriver à une emprunte proche de 0 voire négative pour ralentir la tendance actuelle.

Petit bonus : je lis actuellement les 3 livres de Pablo Servigne ainsi que le livre « on a 20 ans pour sauver le monde » issu du film du même nom. Je t’en ferai certainement une revue lors des prochaines découvertes à cogiter. N’hésites pas à te les procurer si ce thème t’intéresse en tout cas.

Et toi, quelles ont été tes découvertes du mois ?

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Categorie:Réflexions
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