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Mes astuces pour manger plus local

Pour des raisons écologiques ou de santé, manger des aliments dits « locaux » est de plus en plus recommandé. Les produits étant de meilleure qualité, plus mûrs, avec davantage de vitamines et minéraux. Et puis la planète ne se prote que mieux lorsqu’un légume ne l’a pas traversée 3 fois en avion.

Quand on regarde les reportages à la télé ou sur le net, il y a aussi de quoi s’alarmer. Mais on entend tellement de recommandations qu’on ne sait plus trop par où commencer.

Manger local, oui, mais comment ?

Je te propose donc aujourd’hui une synthèse des différentes solutions simples et adaptées à tes besoins, pour pouvoir acheter plus de produits locaux.

Petite précision avant tout : lorsque je parle de produits locaux, je pense à des produits surtout bruts. Bien sûr, on peut acheter des préparations produites localement, j’aurai l’occasion de t’en parler brièvement après. La notion de « local » est aussi subjective. Je suis déjà très contente de consommer français. Mais si on peut pousser un peu plus, au niveau de la région ou du département, c’est banco !

Etape 1 : Plus de produits bruts

Quand on veut consommer plus de produits locaux, on essaie parfois de se fier aux labels régionaux (par exemple). Ils sont souvent présents sur des aliments déjà préparés. Qu’il s’agisse de soupe, bocaux de ratatouille par exemple, produits sucrés (confitures…), ou tout autre plat préparé.

C’est déjà un grand pas de favoriser les petits artisans du coin. Le souci, quand on regarde les étiquettes de plus près, c’est qu’on remarque que l’artisan n’a pas forcément utilisé des produits qui ont poussé localement. Les légumes peuvent venir d’autres régions, mais aussi d’europe voire d’encore plus loin. Si c’est logique pour les épices et autres produits comme les pois chiches, le sucre, le chocolat… C’est contradictoire avec notre démarche, celle de consommer local.

Alors la meilleure solution est encore d’augmenter sa part de produits bruts. En achetant des courgettes, des carottes, des pommes ou du fromage. Si tu achètes des produits bruts, tout juste cueillis au champ, leur provenance sera plus facile à déterminer. Tu seras donc certain.e de consommer local.

Bien évidemment, il n’est pas question lorsqu’on débute dans cette démarche de tout boycotter. Mais d’augmenter ta part d’aliments bruts, par rapport aux produits préparés en conserve.

Partant de là, où acheter des produits locaux ?

Etape 2 : On adopte les circuits courts

Un circuit court correspond à un nombre d’intermédiaires entre la récolte de l’aliment et son achat. Lorsque tu achètes tes produits au supermarché, tes aliments sont passés par de nombreuses personnes : le producteur en tant que tel, un grossiste qui va l’acheter, un responsable d’achats pour la chaîne, et ensuite le supermarché en tant que tel. C’est encore plus long si les produits sont transformés (donc on ajoute l’usine qui réalise le produit), de même si certains ingrédients viennent de l’étranger par exemple…

L’idée du circuit court est de limiter le plus possible les intermédiaires. Ces circuits favorisant en général les produits locaux. Et petit bonus, ça coûte moins cher puisque moins de marges successives sont appliquées.

Voici quelques types de circuits courts :

– Le marché : On va privilégier les petits producteurs qui vendent directement leur production. Ou les revendeurs qui sélectionnent eux-mêmes leurs producteurs.

Attention, le marché ne signifie pas systématiquement local. Certains revendeurs se fournissent à Rungis, donc auprès de grossistes. Les intermédiaires sont donc nombreux.

En général, un petit producteur ne disposera pas de caissettes en carton portant le nom des marques de fruits et légumes qu’il a achetés. Son étal sera aussi réduit puisque limité à sa production, qui sera de saison. Une personne qui vent des melons en hiver ne sera certainement pas un producteur local.

Ces remarques tiennent aussi pour le bio !!

Fais attention également aux petites pancartes derrière les étals. Les producteurs locaux sont fiers de le faire savoir.

– Les circuits alternatifs : Ils se sont développés depuis de nombreuses années, en ville et en campagne.

  • La ruche qui dit oui : présent dans beaucoup de villes, le principe est de regrouper des producteurs provenant de moins de 200 km. L’avantage est de pouvoir communiquer avec le producteur. Les tarifs sont néanmoins souvent élevés (la société se prend une cotisation). Il ne s’agit pas uniquement de produits locaux, donc on peut avoir des préparations aux ingrédients non locaux
  • Les AMAP : Il s’agit d’une association où des producteurs locaux (en général moins de 50 km) et bio, revendent leurs productions (fruits et légumes, viande, fromage, pain, et autres productions plus épisodiques). On s’engage à participer aux distributions, et à venir chercher systématiquement son panier. C’est donc assez contraignant. Mais la qualité est vraiment au top, les produits frais et vraiment locaux, et le prix souvent assez faible.
  • Les coopératives locales : Là, ce sont des producteurs et artisans qui se regroupent pour former un magasin qui revendra leurs productions respectives. C’est un bon moyen de connaître ce qui se produit autour de chez soi, les
  • Les autres magasins de produits locaux : Ces magasins sont différents des producteurs puisqu’ils sont les revendeurs de produits qu’ils ont acheté aux producteurs et artisans locaux. On y retrouve essentiellement des « préparations » (celles dont on parlait plus haut). Mais aussi des produits de base dont la matière première est locale qui sont très intéressants : la farine (de blés poussés chez toi), les infusions de plantes du coin, des fromages, des œufs… et évidemment quelques fruits et légumes

– Au supermarché : Loin de moi l’idée de diaboliser le supermarché, qui reste le lieu où nous nous approvisionnons majoritairement. Mais là encore tu peux tenter de consommer plus local.

Grâce aux petites étiquettes « local » ou « producteur local »

Grâce aux logos (attention néanmoins concernant les produits préparés, comme je te l’ai dit plus haut), par exemple certaines pommes de terre sont estampillées «saveur en Or » pour la région Nord, ou « produit en Bretagne » pour…la Bretagne;)

Etape 3 : La vente direct producteur

C’est l’étape ultime de la consommation locale ! Si tu es déjà bien avancé.e dans ta démarche et si tu le souhaites, tu peux passer au « tout direct producteur ». Sinon, pourquoi ne pas intégrer un peu de ces produits qui sont souvent d’excellente qualité, goûteux, et parfois moins chers ?

Voici quelques pistes pour faire tes courses en direct du producteur

– Le marché : On vient d’en parler, évidemment tu peux faire tes courses au marché auprès de ton producteur local. Je te renvoie plus haut pour savoir bien les choisir !

– Les fermes : Auparavant, les villages avaient tous leur petite ferme auprès de laquelle on allait chercher la viande, les œufs, du lait, quelques légumes. Désormais elles se font plus rares mais sont toujours d’actualité. Je sais que là où habitent mes beaux parents, dans la campagne bretonne, on trouve plusieurs fermes sur les villages alentours. Fais attention aux pancartes sur la route ou arrête-toi lorsque tu vois un corps de ferme !

– Les cueillettes : Elles sont en pleine expansion et on en trouve désormais un peu partout. C’est vraiment parfait niveau fraîcheur du produit, coût très bas, et production locale. D’autant que beaucoup ont une démarche environnementale et limitent leurs utilisations de produits chimiques. Pareil, regarde les pancartes sur les routes, ou tape « cueillette  + ton département » sur internet. Elles ont souvent un petit site internet ou un compte facebook.

– Le jardin potager : C’est l’idéal. La façon de consommer le plus local possible : aller dans ton jardin et consommer tes propres fruits et légumes ! Si tu n’as pas de jardin, n’hésite pas à te renseigner sur les jardins partagés qui se développent beaucoup dans les petites villes.

Alors, est-ce que j’ai réussi à te convaincre que ce n’est pas si compliqué de consommer plus local ?

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Categorie:Nutrition
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4 Commenter

  • février 18, 2019 à 7:07
    EmmaVegetalista

    Super article. En effet, le marché je ne fais pas trop confiance depuis que j’ai déménagé en ville… en plus dans ma ville il n’y en a pas. Mais ton astuce pour reconnaître les producteurs locaux sont sympa et logiques finalement. Ils sont entrain de mettre en place un système de production et de vente de produits locaux par contre, j’ai hâte de pouvoir y aller. Et on a le potager quebl’on Agrandit chaque année. Mais tout le monde n’a pas de jardin et cela prend du temps aussi. Après on peut toujours faire pousser quelques aromatiques 😉. Bisous !

    Réponse
    • février 26, 2019 à 8:15

      Merci Emma <3 !
      C'est super chouette ce projet de vente de produits locaux ! Ils reviennent en force (pour notre plus grande joie), et les villes veulent les mettre en avant. On avance !

      En effet le jardin n'est pas possible pour tous, d'où les alternatives qui sont tout aussi qualitatives. C'est une bonne idée de faire tout de même pousser des aromates même sans jardin. En plus c'est tellement cher à l'achat que l'on fait de sacrées économies.

      Des bisous

      Réponse
  • février 21, 2019 à 8:44
    Marie

    Pour le potager , chez nous il y a des chevreuils qui penètrent sur le terrain et qui mangent les légumes , les framboises , et même les géraniums l’été ! Ma voisine a également cessé de faire son potager ! Je suis adhérente à une AMAP depuis plusieurs années et ça permet d’avoir déjà pas mal de produits , sinon le marché ou les Halles , les magasins Bio. Je vais regarder la Ruche qui dit Oui. Merci pour l’article !
    Ps : Désolée Lorène mais je ne vois pas bien ce qui est écrit en rose pâle, juste un peu plus foncé ce serait bien (yeux fatigués !) Merci.

    Réponse
    • février 26, 2019 à 8:13

      Bonjour Marie !

      Merci pour ton retour, en effet les chevreuils doivent être compliqués à gérer, hormis à tout clôturer… Mais c’est chouette que tu aies pu trouver une alternative tout aussi bien.
      J’ai hâte de pouvoir adhérer à une AMAP lorsque nos serons installés avec le chéri. En plus ça permet de connaître plus personnellement les producteurs locaux.

      Je vais changer la couleur rose pour la mettre plus foncée ! Merci de me l’avoir fait remarquer, ce serait dommage de louper des infos 😀 !

      Je te souhaite une belle journée

      Réponse

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