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Pourquoi je ne veux plus penser à la retraite

Vendredi encore, j’entendais un collègue me dire « Plus que 3ans à tenir, vivement, que je puisse partir en retraite ». La retraite, ce graal après 42 ans de supplice au travail. Cette période que l’on attend impatiemment pour enfin faire ce que l’on veut et comme on veut.

Je t’ai déjà expliqué les préjugés que j’avais sur le fait de travailler. Pour moi, la vie professionnelle se limitait à un travail bien payé, pas forcément passionnant tant qu’on a du temps libre pour s’occuper ailleurs qu’au bureau. Aussi, le but était de travailler le plus tôt possible pour partir en retraite rapidement. J’ai donc passé mes concours en même temps que ma licence pour qu’une fois celle-ci en poche, je n’ai plus qu’à prendre mon poste.

Avec du recul, cette vision m’attriste. Une vie calculée en fonction du temps disponible hors du boulot et des annuités à cotiser pour être tranquille à 65 ans. Le tout le vingtaine à peine entamée.

Et puis il y a 1 an environ ma vision a commencé à évoluer

Début 2017, j’ai commencé à avoir un malaise constant vis à vis de mon travail. Certes j’ai du temps libre, mais les 8h que je passe au travail sont un supplice.

J’ai pensé à prendre une année sabbatique pour aller vivre en Ecosse. Ou à me mettre dors et déjà à temps partiel pour avoir plus de temps libre, mais en cotisant à 100 % pour ma retraite. Bref, je cherchais des moyens de fuire sans pour autant remettre en question ma vision du travail.

Et puis il y a eu une rupture, je ne saurais trop dire quand exactement, mais il m’est devenu impossible de m’imaginer faire 42 ans comme ça.

A partir de ce moment, j’ai commencé à changer de point de vue : et si mon travail n’était plus un calvaire ? Si je me levais heureuse le matin ? Eh bien je crois que j’aurais encore envie de travailler à 65 ans passés.

Quand on fait quelque chose que l’on aime, la retraite n’est plus un objectif en soi

J’ai écouté des conférences, notamment celle-ci, où *** explique prendre 1 année de retraite tous les 7 ans. Et que cette année lui était très profitable en tous points. La lecture de la semaine de 4 heures de Tim Ferris m’a aussi beaucoup fait évoluer sur cette idée. Tim en parle dès le début de son livre : arrêter le travail pour le travail.

J’ai donc réalisé plusieurs choses :

– Je veux profiter de ma vie tout au long de celle-ci et arrêter de remettre mes projets à plus tard ;

– Je passe environ 8h / 24 à travailler, alors autant que ça me plaise ;

– Je veux que mes vacances soient aussi joyeuses que mon travail. Et pas une échappatoire qu’on attend 3 ou 4 fois dans l’année ;

– J’ai envie d’être active tout au long de ma vie, et pas me retrouver dans un canapé à ne plus savoir quoi faire, pour la simple raison que je suis épuisée moralement d’avoir travaillé 42 ans.

Bien évidemment, je ne te dis pas que la retraite ne sert à rien. Les aléas de la vie font qu’un jour nous en aurons tous sûrement besoin. Et c’est donc essentiel d’avoir un moyen de se retourner le moment venu.

Mais l’idée ici est que je ne m’épanouirai jamais entièrement si mon travail se limite à une cotisation mensuelle pour vivre dignement dans 40 ans.

Et puis, pourquoi ne pas prendre des mini-retraites tout au long de la vie ? Selon tes envies ou les événements de ta vie ? Cela peut être 6 mois, 1 an, plusieurs fois dans ta vie.

C’est pour cela que je souhaite désormais privilégier une vie professionnelle peut-être moins sécurisante, mais plus passionnante.

Pour moi, quitter la fonction publique pour tenter ma chance dans un métier où j’aurai une grosse part de mes revenus variable est un challenge. Car je n’ai pas été habituée à cela dans mon entourage (aucun de mes proches n’est entrepreneur ou salarié d’une PME). Mais bizarrement, je suis BEAUCOUP plus sereine à l’idée de ne pas avoir à prendre ma retraite aussi tôt qu’imaginé, plutôt que de passer 42 années d’ennui.

Je voulais donc te partager mon bout de réflexion. Désormais, je comprends mieux les personnes qui prennent le risque de faire ce qu’elles aiment au détriment d’une retraite assurée et confortable.

As-tu choisi ton métier en fonction de sa sécurité, pour t’assurer une retraite paisible ? Ou es-tu totalement dans le flou sur ce point, mais tu t’éclates dans ce que tu fais ?

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Categorie:Réflexions
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1 Commentaires

  • août 22, 2018 à 5:35
    Morgane

    Hello ! J’ai découvert ton blog grâce à Mély. C’est étonnant et plaisant de découvrir mes interrogations et réflexions actuelles chez quelqu’un d’autre. Je vais prendre grand plaisir à parcourir tes articles. 😊

    Réponse

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