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Retrouver le bon goût des bonnes choses

« Le bon goût des bonnes choses », une phrase qui ne t’est pas étrangère si tu regardes un peu la télé… et qui est utilisée pour un produit industriel. Aujourd’hui je ne veux pas te parler des aliments ultra-transformés, au contraire.

C’est une réflexion que je me suis faite cette semaine suite à 2 moments. Le 1er, c’était lors du diner avec le chéri. J’avais récolté mes premières tomates cerise (que tu vois en photo, elles sont oranges). Et mon chéri après en avoir pris une m’a dit que c’était hallucinant le goût qu’elles avaient. Et en effet, sans me vanter, elles étaient vraiment TRES goûteuses. Un goût de tomate fraîche très puissant et sucré, on en aurait mangé à volonté… De là, il m’a dit que c’était quand même loin du goût fade des tomates de supermarché.

Le 2ème moment, c’était lors d’une discussion avec un collègue. Il avait toujours cru ne pas aimer la mozzarella. Et suite à l’achat de mini piments farcis à la mozzarella di buffala, il a eu une révélation sur le goût de cette dernière. Un produit de qualité qui avait un vrai goût typique, et non insipide.

Faire évoluer son goût et ses envies

Il y a 6-7 ans, me faire plaisir était systématiquement synonyme de grignotage de biscuits et autres friandises industrielles. J’étais fan des sundays de McDo. Bien que déjà sensibilisée à l’huile de palme, j’aimais beaucoup les petits biscuits au chocolat (sans huile de palme donc), les biscuits apéritifs… Il ne me serait jamais venu à l’esprit de me régaler avec une tomate ou une olive.

Ces grignotages industriels, ils étaient aussi très liés à mes émotions. Comme la plupart d’entre nous, un coup de blues ou de stress me poussait irrémédiablement vers ce type de réconfort.

Et puis il y a eu cette petite révolution alimentaire, qui s’est faite doucement mais sûrement. Et où j’ai retiré petit à petit ces produits industriels par des choses faites maison. Puis par des produits de « haute qualité » en faisant mes courses auprès de producteurs locaux et/ou bio.

Ce changement de régime alimentaire a aussi changé mon palais. Et désormais c’est l’inverse qui se produit. Lorsque j’ai un petit creux, je me tourne vers des produits bruts, dont la saveur est très différente. Les biscuits industriels ne me font plus du tout envie (par contre je ne renonce pas aux belles préparations maison!). Un carré de chocolat noir à la fleur de sel, des tomates cerise, quelques noisettes torréfiées.

Retrouver un plaisir gustatif brut

Ce que je veux te dire dans cet article, c’est qu’il est important de rééduquer son palais ! Et ce à tout âge. On va parler uniquement des aliments bruts ici, mais c’est évidemment transposable à tout ce que l’on mange. Prendre plaisir à un bon cake maison plutôt que celui pris au distributeur. Se régaler 1 fois de temps en temps au restaurant, chez un restaurateur qui aura cuisiné avec respect ses produits, plutôt qu’aller régulièrement et sans plaisir (juste parce « qu’on a la flemme ») dans un restaurant de chaine.

Réapprendre le goût des bonnes choses, brutes, c’est reprendre la main sur son alimentation. C’est retrouver le rôle de ses sens. Savoir choisir un aliment par le toucher, l’odorat et le goût pour en connaître la qualité. C’est aussi savoir prendre plaisir à des choses simples, une sorte de sobriété heureuse gustative. Quel plaisir de se régaler avec une bonne fraise bien mûre !

Cela permet également d’être davantage à l’écoute de son corps. Des sensations de satiété, mais aussi de ses émotions et impulsions.

Comment on fait ?

Personnellement, cette rééducation s’est faite inconsciemment et progressivement. Néanmoins quelques étapes ont été bénéfiques :

  • Cuisiner davantage de plats / pâtisseries maison. Avec des produits bruts

  • Acheter des fruits et légumes chez le producteur. Ici, peu importe qu’ils soient labellisés bio ou non. L’important est la méthode de production : des produits poussés en pleine terre seront 100fois plus gustatifs que des fraises hors sol (par exemple). Je te conseille d’aller voir dans les cueillettes et ventes à la ferme, pour des produits gorgés de saveurs.

  • Comprendre pourquoi tu as envie d’une barre industrielle ou de pâte à tartiner. Et tenter de goûter un produit brut à la place, un carré de chocolat ou un bon fruit bien juteux. On a souvent envie de sucré lorsque notre besoin de manger est guidé par nos émotions. Plutôt que tenter directement un truc qui ne te fais pas envie, prévois avec toi quelques-uns de tes fruits favoris (de saison!).

Enfin, si tu as des enfants ou as l’occasion de t’occuper d’enfants. Éduquer leur palais à ces bons produits est primordial. Ils auront aussi moins de risques de devoir faire ce genre de rééquilibrage une fois adultes. D’ailleurs à l’occasion de mes stages pour mon BTS, je souhaiterais trouver une structure de repas avec des enfants/adolescents/jeunes adultes qui est sensibilisée à ce genre de thématique. Ce serait ma petite pierre à l’édifice de la rééducation alimentaire.

C’en est tout de ma réflexion du jour. N’hésites pas à me partager tes moments d’extase gustative ! Et si tu as des conseils pour rééduquer nos palais, je serais très heureuse de les partager pour que tout le monde puisse en profiter.

Sur ce, je m’en vais déguster une tranche de melon exquis et produit à 30km de chez moi, en Normandie !

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Categorie:Réflexions
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4 Commenter

  • août 12, 2018 à 9:16
    Solène

    Bonjour,
    Très intéressante cette réflexion.
    J’ai eu la chance d’être « élevée aux légumes » avec assez peu de produits industriels. Même si j’ai eu des périodes où je mangeais pas mal de produits industriels, j’ai comme toi beaucoup de plaisir à revenir à des produits bruts.
    Je me suis d’ailleurs faite la réflexion ce soir: j’avais envie d’un bon dessert. J’ai coupé un brugnon et une petite pêche en dés que j’ai mélangés avec du yaourt de soja, des amandes effilées et quelques cranberries. J’avais pourtant de la glace au congélateur, mais je n’en avais pas envie!
    Les bonnes fraises et framboises cueillies par mes soins chez le producteur, je pourrais en manger des kilos! J’adorerais aussi manger des pêches fraîchement cueillies mais en Normandie ça risque d’être compliqué!
    Ceci dit je ne résiste pas à un bon banana bread ou brownie maison, ou encore à des chips avec du guacamole 🙂
    Bonne soirée!

    Réponse
    • août 15, 2018 à 3:32

      Merci de me partager tes gourmandises favorites Solène ! 🙂

      Comme toi, un plaisir dont je suis fan c’est vraiment le yaourt aux fruits, avec de frais fruits dedans ! L’acidité légère du yaourt de soja, avec un fruit coupé et juteux, rien de tel.

      Je pense que tu peux espérer pour les pêches en Normandie ! Ma belle mère fait des pêches de vigne en Bretagne (limite normandie), alors pourquoi pas ?!

      Et décidément, nous nous ressemblons beaucoup, parce qu’avec le chéri, c’est également un petit péché mignon que de se faire des chips (ou plutôt « tortillas ») avec du guacamole de temps en temps.

      Réponse
  • août 14, 2018 à 1:19
    Gabrielle - Plume Curieuse

    Mmmmh… Cet article m’a mis l’eau à la bouche et m’a donné envie de croquer dans une pêche bien mûre ou un abricot juteux.
    Je me retrouve dans ton histoire : la nourriture émotionnelle, le plaisir trouvé avant tout dans les sucreries et puis la rééducation alimentaire. Même si je craque encore de temps en temps pour des sucreries.
    Du coup, une astuce supplémentaire pour ne pas craquer pour de l’industriel : ne pas en avoir chez soi ! Ca fait un moment que mon chéri et moi ne pensons plus à acheter de biscuits tout faits et résultat : on n’en mange plus ! Et on remplace par des fruits, du pain, des oléagineux. Loin des yeux, loin de l’estomac !
    Merci pour ton article Lorène, je te souhaite de faire ton stage dans une structure de repas pour jeunes et que tu nous raconteras car cela doit être tellement instructif !
    Bisous et belle journée <3

    Réponse
    • août 15, 2018 à 3:38

      Oh Gabrielle je te comprends totalement. On a un peu suivi le même chemin toutes les deux 😉

      Cette astuce du « loin des yeux, loin de l’estomac » est si évidente que je n’y avais même pas pensé ! Et pourtant, c’est vrai que c’est radical. Comme toi, avec le chéri on n’achète (quasiment) plus de gourmandises. Il en reste une pour laquelle on fond : les palets au sarrasin du biocoop >_<. Mais notre mode de vie est tellement différent désormais, qu'il s'agit d'un véritable plaisir "extraordinaire" sans aucune arrière pensée ! C'est intéressant cette interdépendance entre nos émotions et notre alimentation. Et cette idée de devoir justifier la raison pour laquelle on mange tel aliment (et en général si on justifie, c'est qu'on culpabilise...). A creuser ! Merci pour ton encouragement, je vais essayer de mettre toutes les chances de mon côté et m'atteler à cette rechercher de stage d'ici septembre. Je croise fort les doigts <3

      Réponse

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